A Paris, Clermont-Ferrand ou Bordeaux, les « gilets jaunes » poursuivent leurs actions

Les « gilets jaunes » défileront dans plusieurs villes pour un acte XV qui tentera d’endiguer le déclin de leur mobilisation depuis un mois.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 12h19, mis à jour à 13h23

Temps de Lecture 2 min.

Les « gilets jaunes » réinvestissent la rue, samedi 23 février, pour leur acte XV, espérant endiguer le déclin de leur mobilisation depuis un mois.

  • A Paris, cinq rassemblements et une « marche dans les beaux quartiers »

A Paris, cinq manifestations ont été déclarées, dont trois sous la forme de rassemblements, a indiqué par communiqué la préfecture de police. Les deux défilés, baptisés sur Facebook « Tsunami jaune » et « Tous aux Champs Elysées, on ne lâche rien », partiront à 12 heures et 13 heures de l’Arc de Triomphe et se disperseront à partir de 17 heures place du Trocadéro. Cette « marche dans les beaux quartiers » doit notamment descendre les Champs-Elysées, traverser le quartier de l’Opéra, contourner le musée du Louvre et faire une pause devant le siège du Medef avant de rallier l’esplanade du Trocadéro. Il y a une semaine, 5 000 personnes avaient participé aux différents rassemblements à Paris.

Outre le dispositif désormais traditionnel de sécurité autour des institutions, les policiers sont déployés en nombre aux abords et à l’intérieur du Salon de l’agriculture, où se trouve le chef de l’Etat Emmanuel Macron.

  • Au Salon de l’agriculture, Macron visite et certains « gilets jaunes » s’invitent

Pendant que le président de la République prononçait un discours pour rassurer les agriculteurs et entamait sa visite des stands, plusieurs leaders du mouvement ont tenté, malgré l’immense dispositif policier, de le rencontrer. Eric Drouet s’y est rendu dans la matinée pour tenter d’« approcher » M. Macron, avant de repartir rapidement. Benjamin Cauchy a également annoncé son intention de le faire, mais sans dire quand il irait.

  • Clermont-Ferrand, ville morte

A Clermont-Ferrand, un dispositif policier exceptionnel a été mis en place, selon les autorités locales. Près de 3 000 personnes sont attendues dans la journée. « De nombreux contrôles en amont et sur zone sont opérés » depuis tôt le matin, indique la préfète du Puy-de-Dôme. Douze personnes ont été interpellées dont trois placées en garde à vue pour possession d’objets pouvant servir comme des armes. La ville entière s’est barricadée : commerces, parcs et bâtiments publics seront fermés dans l’après-midi, tandis que les concerts et les spectacles ont été annulés.

A Bordeaux, les syndicats de police craignent de nouvelles scènes de « guérilla urbaine ». Ils ont alerté leur hiérarchie nationale sur la situation « critique » et la « lassitude morale et physique » des policiers, réclamant des moyens de lutte plus efficaces. La ville est devenue un des bastions des « gilets jaunes ». Chaque samedi, le même scénario se répète : la manifestation débute à 14 heures place de la Bourse. L’itinéraire fait le tour des grands axes et aboutit place Pey-Berland, théâtre des affrontements.

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  • Pique-nique géant à Chambord

Plusieurs leaders du mouvement, dont Priscillia Ludosky, sont à Chambord se joindre au pique-nique organisé avec quelque 700 personnes devant le Château, façon de se moquer d’Emmanuel Macron qui y avait fêté ses 40 ans en 2017. Notre journaliste Jordan Pouille suit ce rassemblement :

  • Blocage de la plateforme Amazon de Toulouse

Une centaine de personnes, dont des « gilets jaunes » et des membres d’Attac, bloquaient samedi matin la plateforme Amazon de Toulouse, qui a été fermée, empêchant toute livraison. Parmi les tracts distribués, celui qui disait :

« Emmanuel Macron veut faire payer la transition écologique par les plus pauvres. Pourquoi ne pas faire payer les gros pollueurs qui doivent déjà de l’argent à la société ? ».

« Gilets jaunes » : le leader grenoblois Julien Terrier en garde à vue

Le leader grenoblois des « gilets jaunes », Julien Terrier, et un autre membre actif du mouvement ont été placés en garde à vue, samedi 23 février au matin, a-t-on appris auprès du parquet de Grenoble. Les deux hommes sont « dans les locaux de la gendarmerie dans le cadre d’une enquête de flagrance », a précisé le procureur de la République. L’enquête a été ouverte pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences ou dégradations » et « organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration préalable ».

Julien Terrier et Jérôme Bouzendorffer avaient appelé cette semaine à une opération péage gratuit à Voreppe, sur l’autoroute A48, à l’occasion de l’acte 15 du mouvement national des « gilets jaunes », alors que ce week-end de chassé-croisé s’annonce très chargé sur les routes. Le 8 décembre, Julien Terrier avait déjà été placé en garde à vue à Grenoble. Il lui était reproché d’avoir organisé une manifestation illégale.

Источник: Lemonde.fr

Источник: Corruptioner.life

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